douleur genou gonflement

Douleur genou gonflement : quand consulter le médecin et que faire ?

Un genou qui gonfle et devient douloureux est un motif fréquent de consultation. Il peut s’agir d’une lésion aiguë après un traumatisme, d’une réaction inflammatoire articulaire, d’une infection, ou d’une pathologie chronique comme l’arthrose. Savoir reconnaître les signes d’alerte, appliquer les premiers gestes utiles et consulter au bon moment permet d’éviter des complications et d’orienter rapidement vers le bon traitement.

Quels signes observer ?

Notez l’apparition du gonflement : s’est-il installé progressivement ou brutalement ? Un gonflement rapide après un choc évoque une lésion interne ou une hémarthrose. Recherchez la présence de chaleur locale, de rougeur, la fièvre, la limitation de la mobilité, la capacité à poser le pied au sol et la survenue d’un blocage mécanique (impossibilité de fléchir ou d’étendre le genou). La douleur peut être diffuse ou localisée et son intensité oriente sur la gravité.

Causes les plus fréquentes et éléments orientateurs

Plusieurs causes peuvent expliquer un genou gonflé :

  • Lésion ligamentaire ou méniscale : souvent liée à un traumatisme sportif avec sensation de « claquement », gonflement en quelques heures et parfois blocage mécanique.
  • Arthrose (gonarthrose) : douleur progressive, raideur matinale courte, gonflement plus modéré et récurrent, particulièrement chez les sujets âgés ou en surcharge pondérale.
  • Arthrite septique : gonflement chaud, rouge, douleur intense et fièvre ; nécessite une prise en charge urgente car il s’agit d’une infection articulaire.
  • Bursite ou tendinopathie : tuméfaction plus superficielle, douleur localisée à la palpation ou lors de la mise en tension du tendon.
  • Goutte ou pseudogoutte : crise inflammatoire aiguë, douleur très intense, souvent associée à des antécédents métaboliques ou à des anomalies biologiques.
  • Épanchement réactionnel : suite à une entorse ou une irritation, accumulation de liquide dans l’articulation sans infection.

Premier geste à domicile

En attendant une évaluation médicale, appliquez le protocole repos, glace, compression, élévation. Ces mesures réduisent l’œdème et la douleur.

  • Repos et réduction de l’appui : évitez de forcer sur le genou et utilisez une canne si nécessaire.
  • Glace : application de 15 à 20 minutes toutes les deux heures la première journée, en protégeant la peau avec un linge pour éviter les brûlures par le froid.
  • Compression : une bande élastique ou une genouillère peut limiter l’œdème, sans serrer excessivement pour ne pas gêner la circulation.
  • Élévation : surélevez le membre au-dessus du niveau du cœur lorsque vous êtes allongé pour faciliter le retour veineux.
  • Évitez la chaleur et les massages profonds au début, car ils peuvent favoriser l’inflammation si l’origine est traumatique ou infectieuse.

Quand consulter en urgence ?

Il est impératif de consulter rapidement en cas de :

  • Fièvre associée au gonflement ou signes généraux (frissons, malaise).
  • Douleur très intense non soulagée par des antalgiques habituels.
  • Incapacité à poser le pied au sol ou impossibilité d’appuyer sur la jambe.
  • Blocage mécanique du genou qui ne cède pas malgré les tentatives de mobilisation.
  • Peau très chaude, rouge et tendue au-dessus de l’articulation, susceptible de traduire une infection.

Examens complémentaires utiles

Le médecin choisira les examens adaptés selon l’examen clinique :

  • Radiographie standard : utile pour éliminer une fracture, apprécier l’arthrose ou visualiser des corps étrangers osseux.
  • Échographie : permet d’identifier un épanchement, une bursite, un kyste poplité ou une collection liquidienne.
  • IRM : examen de choix pour visualiser les lésions ligamentaires, méniscales et les structures péri-articulaires.
  • Ponction articulaire : indispensable si l’on suspecte une arthrite septique ou une crise microcristalline ; analyse du liquide articulaire pour recherche de germes, cristaux et cellules inflammatoires.
  • Bilan biologique : marqueurs inflammatoires et numération formule sanguine en cas de suspicion d’infection.

Traitements possibles

Le traitement dépendra de la cause identifiée :

  • Repos, anti-inflammatoires et kinésithérapie pour les troubles mécaniques ou inflammatoires non infectieux.
  • Ponction thérapeutique pour soulager un épanchement important et, si nécessaire, analyse du liquide.
  • Antibiothérapie et hospitalisation en cas d’arthrite septique, parfois associées à un lavage articulaire chirurgical.
  • Soulagement spécifique des crises de goutte par des médicaments adaptés et prise en charge des facteurs favorisants.
  • Traitements orthopédiques ou chirurgicaux pour les lésions ligamentaires graves ou les ménisques symptomatiques, après avis d’un spécialiste.

Rééducation et prévention

La rééducation est souvent essentielle pour retrouver mobilité et force. Un programme de kinésithérapie adapté permet de renforcer les muscles autour du genou, corriger les déséquilibres et améliorer la proprioception. Pour prévenir les récidives : contrôlez votre poids, adaptez votre activité physique en évitant les surcharges, portez des chaussures appropriées et travaillez l’équilibre musculaire. En cas d’arthrose, des exercices réguliers, des orthèses adaptées et des conseils ergonomiques améliorent la qualité de vie.

Un genou gonflé et douloureux doit être évalué avec attention. Les premiers gestes simples réduisent la douleur et l’œdème, mais la présence de fièvre, d’une douleur intense, d’une incapacité d’appui ou d’un blocage impose une consultation urgente. En l’absence d’urgence, un suivi médical permettra d’orienter vers les examens et traitements appropriés pour soulager la douleur, traiter la cause et prévenir les récidives.

Aide supplémentaire

Comment soigner un genou gonflé et douloureux ?

Je suis médecin, je conseille d’abord de mettre votre genou au repos, en évitant tout appui sur la jambe concernée. Refroidissez votre genou avec de l’eau fraîche ou de la glace, en plaçant un tissu entre la peau et la glace pour éviter la sensation de « brûlure » provoquée par le froid. Surélever la jambe aide, idem pour une contention légère. Antalgiques simples selon tolérance. Si la douleur reste intense, si le gonflement s’accompagne de rougeur, de fièvre ou d’impossibilité de marcher, consultez sans attendre, l’examen médical permet d’écarter fracture ou infection. Un bilan d’imagerie peut être nécessaire, rapidement.

Quelle maladie peut faire gonfler les genoux ?

Souvent, l’hygroma du genou, ou bursite pré rotulienne, fait gonfler le genou, c’est une inflammation de la bourse séreuse située à l’avant du genou. Classique chez les personnes qui travaillent à genoux, comme les carreleurs, mais pas exclusif. Le gonflement est parfois indolore au début, puis douloureux, et la peau peut se tendre. Le traitement combine repos, protection localisée, anti inflammatoires selon avis médical, et drainage exceptionnellement si la bourse est volumineuse. Si récidive ou infection suspectée, le suivi par un professionnel s’impose, rien ne remplace une évaluation clinique précise. La prévention passe par moins de pression répétée sur l’articulation.

Pourquoi mon genou est-il enflé et très douloureux ?

Un genou enflé et très douloureux peut venir d’un traumatisme, d’une blessure de surmenage ou d’une maladie sous jacente, la différence se fait parfois sur l’apparition et le contexte. L’équipe soignante peut proposer d’analyser un échantillon du liquide synovial pour rechercher une infection, une maladie inflammatoire ou la présence de sang après une lésion. L’imagerie complète le tableau. En pratique, garder le genou au repos et consulter permet d’obtenir un diagnostic et un traitement adaptés, éviter l’auto médication excessive, et prévenir des complications, comme une infection articulaire qui nécessite une prise en charge rapide. Un second avis peut rassurer souvent.

Quand s’inquiéter d’une douleur au genou ?

Il faut s’inquiéter quand la douleur est soudaine et intense, surtout si elle s’accompagne d’un gonflement notable, d’une rougeur ou de fièvre. Si le genou devient chaud au toucher, qu’il empêche la marche ou que la douleur ne cède pas après quelques jours malgré repos et antalgiques, consultez. Certaines blessures demandent une prise en charge rapide, idem pour une infection ou une embolie rare mais sérieuse. Parfois la douleur qui traîne signale une maladie chronique qui mérite bilan. En bref, mieux vaut demander un avis médical, plutôt que d’attendre et de risquer des complications. Un professionnel guidera les prochaines étapes.

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